Nous le disons souvent : WordPress est un CMS puissant, flexible et incroyablement populaire. C’est précisément cette popularité qui en fait une cible privilégiée. On estime que des milliers de sites sont la cible de tentatives de piratage chaque jour. Pour une TPE ou une PME, un piratage est un désastre : perte de données, indisponibilité du site, impact sur le référencement, et dégâts majeurs sur la réputation.
Chez Prestarvor, nous intégrons la sécurité dès la conception des sites de nos clients. Car si le risque zéro n’existe pas, nous pouvons le réduire drastiquement en appliquant des règles simples et efficaces. La sécurité n’est pas un luxe, c’est une responsabilité.
Voici les piliers des bonnes pratiques que nous mettons en œuvre pour garantir la robustesse de votre site WordPress.
Le pilier fondamental : les mises à jour régulières
C’est la première ligne de défense, et souvent la plus négligée. Les développeurs de WordPress, des thèmes et des extensions (plugins) publient constamment des mises à jour qui contiennent non seulement de nouvelles fonctionnalités, mais surtout des correctifs de sécurité pour boucher les failles découvertes.
- Il est absolument vital de maintenir à jour : le cœur de WordPress, les thèmes utilisés, et l’ensemble des extensions.
- On recommande de le faire régulièrement (une fois par semaine, par exemple) ou, mieux encore, de confier cette tâche à des experts pour éviter les problèmes de compatibilité que peuvent générer certaines mises à jour.
Renforcer les points d’accès : L’administration du site
Le point d’entrée favori des attaquants reste la page de connexion (/wp-admin). Si on peut facilement l’oublier, les pirates, eux, ne le font jamais. Pour verrouiller cette porte, quelques réflexes sont indispensables :
- Bannir l’identifiant « admin » : c’est le premier nom d’utilisateur que les robots vont essayer. Choisissez toujours un identifiant unique et complexe.
- Utiliser des mots de passe ultra-robustes : combinez lettres majuscules, minuscules, chiffres et symboles. C’est la base de toute protection. Pour stocker vos identifiants et mots de passe, vous pouvez utiliser un gestionnaire de mots de passe tels que Dashlane, Proton Pass, KeePass ou Nord Pass. Ils peuvent vous aider à générer des mots de passe robustes.
- Mettre en place la Double Authentification (2FA) : c’est le standard actuel. Avant d’accéder au tableau de bord, l’utilisateur doit entrer, en plus du mot de passe, un code généré sur son téléphone. C’est une barrière presque infranchissable.
Protéger le système : l’hébergement et les sauvegardes
Comme nous l’avons évoqué précédemment, l’hébergement est la fondation de votre site. Un hébergeur de qualité apporte une première couche de sécurité importante (pare-feu, protection anti-DDoS).
Au-delà de l’hébergeur, l’action de sécurité la plus importante que nous pouvons faire est la sauvegarde. Si le pire arrivait (piratage, crash, fausse manipulation), seule une sauvegarde récente vous permet de restaurer votre site rapidement.
- Les sauvegardes doivent être automatiques et régulières (quotidiennes si vous publiez souvent).
- Elles doivent être stockées à l’extérieur du serveur principal (sur un service Cloud distant, par exemple).
Le rôle des extensions de sécurité et le fichier xmlrpc.php
Pour un renfort supplémentaire, on utilise des extensions de sécurité reconnues (comme Wordfence ou SecuPress). Ces outils agissent comme un bouclier, surveillant en permanence les activités suspectes, filtrant le trafic et bloquant les adresses IP malveillantes.
De plus, nous devons penser à ces portes d’entrée moins évidentes, comme le fichier xmlrpc.php que nous avons déjà pu évoquer. S’il n’est pas utilisé pour connecter votre site à des applications externes (comme Jetpack), la désactivation de ce fichier via le fichier .htaccess ou une extension est une excellente pratique pour supprimer un vecteur d’attaque connu.
Conclusion sur la sécurité de WordPress
En conclusion, sécuriser son site WordPress se résume à une combinaison de bon sens, de discipline (mises à jour) et d’outils bien configurés. En appliquant ces bonnes pratiques, vous réduisez considérablement le risque d’incident et assurez à votre entreprise une présence en ligne stable et digne de confiance.


